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Réponse à l’épidémie d’Ébola en Afrique de l’Ouest

Cartographie, SIG et visualisation de données, Collecte et analyse de données

À propos

Date : de mars 2014 à mai 2015
Projet géré par : Staff CartONG
Région du monde : Afrique de l'Ouest
Pays : Guinée, Liberia, Sierra Leone

Description

En mars 2014, une hémorragie virale éclate dans le sud de la Guinée, près de la ville de Guéckédou. Le virus, identifié comme étant la fièvre hémorragique Ebola, s’est rapidement propagé dans la région, affectant les pays voisins. Dans les premiers jours de cette crise sanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) a déployé une équipe sur le terrain pour aider le personnel sur place.

En soutien à l’équipe épidémiologique, MSF-CH a également déployé un responsable dédié aux systèmes d’information géographique (SIG) détaché par CartONG. À cette époque, même si le personnel MSF utilisait des cartes et les SIG depuis de nombreuses années, le recours à une personne dédiée au SIG sur le terrain était encore très rare.

Une première mission de 8 semaines dans la région de Guéckédou aura permis de commencer à cartographier des zones jusque-là inexistantes sur les cartes. Entre mars 2014 et mai 2015, CartONG aura détaché plusieurs géomaticiens pour un total de 16 missions en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, produisant plus de 800 cartes. Il s’agissait de cartes de référence montrant les routes, les points de repère et les villages, mais également des cartes opérationnelles ou thématiques visualisant la densité de population ou la propagation de la maladie.

Ce travail colossal de cartographie a été le fruit d’une belle coopération entre les spécialistes SIG déployés sur le terrain par CartONG, et la communauté bénévole OpenStreetMap (OSM), coordonnée par HOT. En effet, tout ce travail accompli sur le terrain n’aurait pas été possible à cette ampleur sans le soutien des bénévoles OSM qui ont contribué à distance à tracer les routes et le bâti dans les zones impactées par l’épidémie. La ville de Guéckédou, par exemple, était quasiment inexistante sur OSM et autres fournisseurs de cartes avant le début de l’épidémie, comme on peut le voir sur l’image « avant-après » ci-dessous. En mars 2014, en 5 jours, 244 bénévoles ont cartographié plus de 90 000 bâtiments dans la zone de crise.

Le travail de terrain, quant à lui, a permis de collecter des informations attributaires et contextuelles non visibles sur les images satellite comme le nom des lieux (indispensables pour localiser les cas d’Ebola) ou l’identification des infrastructures (centres de santé, écoles, marchés, etc.) et de remonter ces informations dans OSM.

Les données, les cartes contextuelles, l’identification des lieux et la cartographie hebdomadaire des cas confirmés et suspects d’Ebola ont permis au personnel MSF de mieux comprendre l’environnement d’intervention, suivre la progression de l’épidémie et par conséquence réagir à l’épidémie plus rapidement, de manière plus ciblée et avec moins de ressources.

Exemple de carte réalisé lors de la première mission fin mars 2014

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